Mes clients sont des entreprises qui ont besoin de pièces mécaniques. Elles sont dans des domaines aussi diversifiés que le jeu vidéo, l’embouteillage, les pâtes et papiers, l’hydraulique, etc. Il y a une dizaine d’années, avec une économie qui roulait à pleine vitesse et des entreprises qui progressaient sans cesse, je n’arrivais plus à fournir à la demande et on perdait des contrats.
En 2017, lors d’une mission commerciale en France, j’ai fait des visites d’usines 4.0, dont celle du constructeur automobile Peugeot, pour en apprendre sur la connexion des machines. Cela m’a permis de découvrir de nouvelles manières de travailler. Une fois de retour, j’ai tout mis en œuvre pour intégrer ces technologies.
À quoi ressemble l’innovation chez vous ?
En 2013, j’ai acheté mes deux premières machines automatisées. Le fait de mentionner que je disposais de ces robots m’a apporté de nouveaux clients qui savaient que maintenant, j’étais en mesure de mieux répondre aux demandes. En 2018, j’étais rendu à trois et depuis 2024, on parle de dix machines automatisées. Ces robots collaboratifs, jumelés à des machines-outils à commande numérique, automatisent complètement ma chaîne de production. Résultat, ma productivité s’est accrue, l’environnement est plus sécuritaire et la marge d’erreur a été réduite.
D’où proviennent toutes vos idées pour innover ?
Je pense continuellement à l’innovation. L’inspiration me vient à n’importe quel moment, et ce, même quand je suis à 1000 mètres sur une montagne en motoneige. Je suis toujours dans une optique d’amélioration continue. Je pense au problème et je cherche la solution. Je sais ce que je veux, je suis pointu et perfectionniste. Souvent, mes idées n’existent même pas encore. Si je veux les réaliser, j’ai besoin de gens pour m’entourer comme des intégrateurs.
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