Mettre les pieds dans tout ce qui gravite autour du secteur militaire ne se fait pas en un claquement de doigts.
L’obtention d’une certification en vertu du programme des marchandises contrôlées et le rehaussement de la conformité en matière de cybersécurité font partie des barrières pour bon nombre de PME. Ces démarches s’échelonnent sur plusieurs mois et s’accompagnent généralement d’une facture de plusieurs dizaines de milliers de dollars.
« Il faut souvent prévoir avant même de pouvoir soumissionner sur un contrat, souligne Frédéric Chevalier, directeur général du Réseau de la transformation métallique du Québec (RTMQ). Nos PME n’ont pas nécessairement les moyens de mettre de telles sommes sur la table avant d’obtenir un contrat. »
Au pays, les dépenses militaires devraient atteindre 62,7 milliards en 2025-2026, ce qui devrait représenter 2 % du produit intérieur brut canadien, soit la cible exigée par l’OTAN. Selon le Réseau, il s’agit d’une occasion pouvant représenter une manne de 6,5 milliards pour les PME manufacturières.
Le hic : il n’y a qu’une minorité de PME capables d’en profiter. Les contrats et l’argent sont là, mais la capacité des entreprises, non. Si la barre n’est pas redressée, ce sont les grands fournisseurs nationaux et étrangers qui en bénéficieront.
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