Donald Olivier le concède d’emblée, la filière batterie ne tourne pas à aussi vive allure qu’au moment des nombreuses annonces qui ont eu lieu à Bécancour au cours des dernières années.
Ce qui est commun à tout le marché, à tous les projets québécois, c'est carrément les politiques américaines qui ont évolué dans le mauvais sens, et puis qui font en sorte que la demande est moins là. Il y a toujours une croissance de la demande de véhicules électriques, mais moins soutenus que ce qu'on constate ailleurs dans le monde, affirme M. Olivier en entrevue à l’émission Toujours le matin.
Le DG indique que la construction d’Ultium Cam, de Nemaska Lithium et de Matériaux avancés Mirae se poursuit, même si l’échéancier se retrouve décalé en raison de la conjoncture mondiale.
Ils avancent moins vite, mais donc, au lieu de 2000 travailleurs, il y en a peut-être 200, mais ils avancent quand même. Évidemment, je ne suis pas devin, je ne sais pas quelle décision ils prendront, mais il y a des travailleurs de la construction ce matin qui sont là, qui s'activent à faire avancer ce dossier-là, affirme-t-il.
Il indique que, dans le cas de certaines entreprises, le marché du véhicule électrique n’aura pas nécessairement besoin de repartir pour que les produits des usines trouvent un débouché.
Le modèle de Nouveau Monde Graphite, c'est que le graphite qui va dans des batteries pourrait aller aussi dans le domaine de la défense. Pour la gestion du risque, ce que le fédéral a fait dans leur cas, ils ont acheté une partie de la production. Ce que le fédéral veut faire, c'est de rendre disponible aux pays alliés certains minéraux critiques. Si le marché aux États-Unis ne reprend pas, c'est clair qu'on voit la tendance de rendre disponible des minéraux critiques et stratégiques à des pays alliés, dit-il.
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