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Le secteur manufacturier encaisse un nouveau coup

La nouvelle salve de droits de douane américains imposée en août constitue « un autre coup dur porté à notre secteur d’activité », déplore Francis Prévost, directeur des affaires publiques et gouvernementales de Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ). Depuis le 22 août, Washington impose un droit de douane additionnel de 50 % sur quelque 20 milliards de dollars d’exportations canadiennes, après l’échec des négociations commerciales avec Ottawa. Et la menace pourrait s’alourdir encore : les 6 droits visant les voitures, camions et pièces automobiles canadiens doivent aussi atteindre 50 % en janvier 2027.

De quoi inquiéter un secteur qui demeure l’un des piliers de l’économie québécoise. Le manufacturier représente 12,6 % du PIB du Québec et procure de l’emploi à un demi-million de personnes. « C’est un secteur important qui traverse une période de transition et qui doit s’adapter à un environnement mondial plus complexe », souligne Pierre Cléroux, vice-président à la recherche et économiste en chef de la Banque de développement du Canada.

Des effets majeurs

Les taxes douanières américaines font mal. Selon le 17e Baromètre industriel québécois publié par Sous-traitance industrielle Québec (STIQ) en mai 2026 et menée auprès de 500 PME manufacturières, 80 % des entreprises sondées disent subir les effets négatifs des droits de douane américains. Le choc ne se limite pas à celles qui exportent directement vers les États-Unis : même parmi les entreprises qui vendent uniquement au Québec, 72 % affirment ressentir les contrecoups, notamment parce que leur clientèle est exposée au marché américain.

Les conséquences sont concrètes : 76 % des entreprises touchées constatent une diminution du volume de commandes de certains clients ; 68 % voient leur marge bénéficiaire se contracter ; et 34 % disent avoir perdu des clients. « Ce ne sont pas les années fastes qu’on a déjà connues », commente Richard Blanchet, PDG de STIQ. À peine 13 % des PME interrogées rapportent, à l’inverse, des effets positifs par rapport aux droits de douane.

Ce n’est pas tout. L’emploi dans la fabrication a reculé au cours de la dernière année. Selon l’Institut du Québec, la province comptait, de mai à juillet 2026, en moyenne 11 000 emplois manufacturiers de moins qu’à la même période un an plus tôt.

Pour lire la suite : https://www.lesaffaires.com/dossiers/secteur-manufacturier-se-reinventer-a-lheure-des-defis/le-secteur-manufacturier-encaisse-un-nouveau-coup-edition_9_septembre_2026/

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