Les efforts visant à stimuler le commerce interprovincial se sont intensifiés récemment, notamment lors d’une réunion qui s’est tenue cette semaine à Iqaluit et qui a rassemblé des responsables du commerce aux niveaux fédéral, provincial et territorial.
Dans un communiqué publié jeudi en fin de journée, les ministres ont convenu que la suspension des négociations avec les États-Unis rendait plus indispensable que jamais le renforcement de l’économie nationale.
En juillet, neuf provinces ont convenu d’autoriser la vente directe d’alcool aux consommateurs au-delà des frontières provinciales.
Mais même ce type de progrès, qui concerne un segment de niche du secteur de l’alcool, met en évidence les défis liés à l’ouverture des marchés. Certaines provinces imposent toujours des frais et des règles qui s’ajoutent à ceux auxquels les producteurs sont déjà soumis dans leur province d’origine.
« Devoir payer deux marges de grossiste, c’est tout simplement de la folie », a fait valoir le directeur général de Wine Growers British Columbia, Jeff Guignard.
Selon lui, obliger les vignobles de la Colombie-Britannique à s’enregistrer dans d’autres provinces, simplement pour y expédier du vin par la poste, va à l’encontre de la volonté de favoriser les échanges commerciaux au sein du Canada.
« Ce ne sont que des gesticulations et des absurdités bureaucratiques qui n’ont pas lieu d’être », a tranché M. Guignard.
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