La semaine dernière, la ministre de l’Emploi, Pascale Déry, a annoncé des allègements à la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre, mieux connue sous le nom de Loi du 1 %.
Cette loi oblige les entreprises dont la masse salariale est d’au moins 2 millions à consacrer au moins 1 % de celle-ci à la formation de leurs travailleurs.
Avec les modifications envisagées, la ministre souhaite notamment reconnaître davantage la formation informelle dans les milieux de travail, soit la formation donnée par un employé expérimenté à un autre.
Si l’idée a été bien reçue dans le milieu patronal, où cette mesure était même réclamée depuis longtemps, il en est autrement dans le milieu syndical.
Dans une sortie commune mardi, la CSN, la FTQ, la CSQ et la CSD se disent inquiètes pour la qualité de la formation informelle qui sera reconnue.
Les quatre centrales syndicales soulignent que la formation donnée à des travailleurs devrait être qualifiante, et non destinée à servir les besoins de l’entreprise seulement.
« Plus que jamais, la consolidation d’un socle de compétences solide, ainsi que l’accès à des formations qualifiantes reconnues et transférables, constituent des conditions essentielles pour favoriser le maintien en emploi des personnes plus vulnérables, soutenir la mobilité professionnelle et assurer une adaptation durable de la main-d’œuvre aux mutations économiques, technologiques et organisationnelles », ont affirmé les quatre centrales.
Elles demandent donc à Québec de surseoir à son projet d’allègements et d’instaurer plutôt un projet pilote, dont les balises seraient déterminées avec les partenaires du marché du travail, le temps de mener une analyse du système.
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