La première ministre du Québec, Christine Fréchette, avait annoncé ce programme spécial au lendemain de la rupture des négociations entre Ottawa et Washington. Piloté par Investissement Québec, le programme vise à soutenir les entreprises touchées par les nouveaux tarifs douaniers américains en leur offrant des prêts assortis d’un moratoire sur le remboursement du capital.
Une autre initiative récemment mise sur pied par Québec connaît elle aussi un démarrage modeste. Le nouveau « groupe tactique » du gouvernement, conçu pour aider les entreprises à remplacer leurs fournisseurs américains par des partenaires d’ici ou à trouver de nouveaux débouchés au Canada, reçoit encore peu de demandes.
Cette faible mobilisation n’inquiète toutefois pas Marie-Eve Jean, vice-présidente aux exportations chez Investissement Québec International. « Pour beaucoup de PME, on est encore probablement dans le stade d’analyse pour voir : est-ce que j’ai vraiment un problème et quelle est l’envergure de mon problème ? Tout le monde essaie encore de décoder les annonces », nuance-t-elle en entrevue avec Le Devoir.
Sans pouvoir préciser le nombre d’entreprises qui ont contacté le groupe tactique, Mme Jean assure que les demandes commencent à affluer par courriel et par téléphone. Elle anticipe d’ailleurs une hausse rapide du volume dans les prochains jours et semaines, au fur et à mesure que les entreprises « prendront la mesure » de la situation.
Depuis le 22 août, une vaste gamme de produits canadiens est frappée de tarifs de 50 % par le gouvernement américain. Selon Christine Fréchette, ces droits de douane touchent des exportations québécoises d’une valeur de 7,7 milliards de dollars. Ottawa a répliqué le 8 septembre en imposant à son tour des contre-tarifs sur près de 28 milliards de dollars de produits américains.
Pour lire la suite : https://www.ledevoir.com/economie/1008053/entreprises-encore-peu-nombreuses-reclamer-aide-financiere-quebec
.png)
