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Les travailleurs étrangers temporaires comblent des postes qui n’intéressent pas les jeunes Canadiens

Une nouvelle recherche menée par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que les emplois les plus souvent occupés par les travailleurs étrangers temporaires (TET) sont précisément ceux que les jeunes Canadiens sont les moins disposés à accepter.

Près de la moitié des jeunes ne chercheraient pas un emploi qui comporte des quarts de nuit réguliers ou qui exige des efforts physiques fréquents et intenses. Plus du tiers écartent les emplois où le travail se déroule principalement à l’extérieur, dans diverses conditions météorologiques, de même que ceux qui sont rémunérés au salaire minimum ou à un taux proche de celui-ci. De nombreuses PME qui recourent aux TET offrent exactement ces types d’emplois pour maintenir leurs activités, ce qui souligne le décalage en matière d’emplois au Canada.

« On pointe du doigt le Programme des travailleurs étrangers temporaires pour expliquer le resserrement du marché de l’emploi pour les jeunes Canadiens, mais cet argument ne tient pas la route. Bien des jeunes ne veulent pas faire des quarts de nuit en cuisine ni travailler en région rurale ou éloignée. Mais la réduction du programme des travailleurs étrangers temporaires ne rendra pas des emplois aux jeunes, elle contribuera plutôt aux pénuries de main-d’œuvre qui auront des impacts sur les emplois occupés par des Canadiens », affirme Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.

Les manœuvres à la récolte représentent à eux seuls près du tiers (32 %) de tous les travailleurs étrangers temporaires au Canada. Il s’agit d’un travail saisonnier exigeant physiquement qui s’effectue à l’extérieur. Beaucoup de TET occupent également des postes de manœuvres de pépinières et de serres, de superviseurs des services alimentaires, de cuisiniers et de manœuvres aux soins du bétail. La plupart de ces emplois comportent des horaires irréguliers, du travail saisonnier ou des affectations en milieu rural. Parmi les PME qui ont recours au PTET, 9 sur 10 ne parviennent pas à pourvoir ces postes avec la main-d’œuvre locale.

Même quand les jeunes sont ouverts à certains postes, la plupart veulent rester dans leur région. Seulement 19 % des jeunes déménageraient dans une autre ville pour un emploi du secteur des services, à peine 8 % envisageraient de s’installer dans une petite ville ou une collectivité rurale, et seulement 3 % envisageraient de partir dans une localité éloignée.

Pour lire la suite : https://www.cfib-fcei.ca/fr/medias/les-travailleurs-etrangers-temporaires-comblent-des-postes-qui-ninteressent-pas-les-jeunes-canadiens

 

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