L’emplacement est stratégique, tant pour l’espace disponible pour le développement que la proximité avec l’eau. Les pièces, qui devront être expédiées vers l’Allemagne, seront trop lourdes pour les ponts et ponceaux.
Selon le PDG de Marmen, Vincent Trudel, une solution devra être envisagée pour faciliter l'expédition, puisque la cadence de livraison sera plus soutenue. Un sous-marin pourrait être construit chaque année pendant 12 ans.
Chantier sous haute surveillance
Étant donné la nature sensible et secrète des activités qui s'y dérouleront, l'entreprise indique que ses installations devront être hautement sécurisées. Les employés devront également se soumettre à une enquête de sécurité.
L'entreprise trifluvienne est déjà active dans le domaine militaire. Elle produit en ce moment des pièces commandées par la marine américaine et des pièces de blindés pour l’armée canadienne. On ignore tout de l'usage qui en sera fait une fois livrées aux clients.
Selon un ancien amiral canadien, que le groupe allemand TKMS ait choisi Marmen comme sous-traitant est une très grande marque de confiance. Quand on regarde la coque, c’est un élément essentiel, c’est un élément où on n’a pas beaucoup de marge de manœuvre pour des erreurs. Ça prend une firme au niveau technologique, de fabrication, de capacité d’usinage qui est très bien rodée
, affirme Gilles Couturier, contre-amiral à la retraite de la Marine royale canadienne.
Pour en savoir plus : Marmen pourrait développer ses installations au Cap-de-la-Madeleine | Radio-Canada
