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Pénurie de main-d’œuvre en fabrication métallique, comment les PME manufacturières québécoises s’adaptent

La pénurie de main-d’œuvre en fabrication métallique oblige les PME manufacturières québécoises à revoir leur façon de recruter, de former et de retenir leurs équipes. Soudeurs, assembleurs et opérateurs de machines-outils comptent parmi les postes les plus difficiles à combler depuis plusieurs années, et le phénomène touche particulièrement les entreprises de taille moyenne, qui n’ont pas toujours les mêmes moyens que les grands groupes industriels pour attirer des candidats.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, on dénombrait environ 109 100 postes vacants dans l’ensemble de l’économie québécoise au premier trimestre de 2026, ce qui correspond à un taux de postes vacants de 2,8 %. Ce chiffre a légèrement diminué par rapport aux années précédentes, mais la tendance de fond demeure préoccupante pour l’emploi en secteur manufacturier au Québec. Manufacturiers et Exportateurs du Québec rapporte depuis plusieurs années que la métallurgie, la fabrication de machines et la fabrication de matériel de transport comptent parmi les domaines qui accusent le plus le coup, avec des répercussions directes sur les délais de livraison et la capacité à honorer de nouveaux contrats.

L’Institut du Québec anticipe d’ailleurs un retour des enjeux de rareté de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs au cours des prochaines années, principalement en raison du recul démographique de la population en âge de travailler. Pour un atelier de fabrication métallique, ce contexte se traduit par une compétition de plus en plus vive entre employeurs pour attirer les mêmes candidats, particulièrement les soudeurs certifiés et les opérateurs de machines à commande numérique, deux profils dont la formation demande plusieurs mois avant qu’un nouvel employé devienne pleinement autonome.

Pour les PME manufacturières québécoises, cette réalité se traduit concrètement par des soumissions refusées faute de capacité de production, des heures supplémentaires imposées aux équipes déjà en place et, dans certains cas, des projets d’agrandissement mis sur pause en attendant de pouvoir combler les postes clés. Le vieillissement de la population active et le nombre limité de nouveaux diplômés en soudage et en usinage n’aident pas à renverser la tendance à court terme, ce qui pousse plusieurs entreprises à revoir en profondeur leur approche du recrutement en industrie métallurgique plutôt que d’attendre une amélioration du marché du travail.

Pour lire la suite : https://m105.ca/penurie-main-doeuvre-fabrication/

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