Tremcar fait partie des entreprises qui importent des feuilles d’acier inoxydable et d’aluminium du sud de la frontière, faute d’un producteur canadien. L’entreprise ne peut s’en passer. Ces feuilles sont essentielles dans la fabrication du bassin, la portion de la remorque-citerne qui retient le produit.
Depuis le 8 septembre, une surtaxe de 25 % s’applique sur ces feuilles lorsqu’elles franchissent la frontière canadienne, gracieuseté de la réplique tarifaire canadienne.
«Cela fait disparaître tout notre profit sur une remorque-citerne. Je suis d’accord avec le concept d’avoir une réplique. Mais [en taxant] des intrants, on se tire dans le pied. On devrait cibler des produits finis américains pour lesquels il existe une option de rechange au Canada.». Daniel Tremblay, président-directeur général de Tremcar
Dans l’immédiat, M. Tremblay n’est pas inquiet.
Le gestionnaire estime que les stocks de l’entreprise en feuilles d’aluminium et d’acier inoxydable offrent de la stabilité pour « de trois à six mois ».
« Mais c’est comme faire de la plongée sous-marine, illustre M. Tremblay. Tu pars avec ta bonbonne d’oxygène, cela fonctionne pendant un bon moment, on respire bien, mais à un moment donné, il faut remonter à la surface. »
En annonçant sa riposte, le gouvernement Carney avait lancé un programme de remises qui permet à des entreprises de demander un allègement tarifaire. Le remboursement n’est pas garanti.
« Il y a déjà eu cela dans le passé pendant le premier mandat de Donald Trump aux États-Unis, rappelle M. Tremblay. Nous n’avions jamais été remboursés dans l’intégralité. C’est énormément de paperasse. »
Pour voir l'article : https://www.lapresse.ca/affaires/guerre-commerciale/histoires-de-bizarreries-tarifaires/2026-09-19/des-mesures-canadiennes-qui-nuisent-ici.php
.png)
