Selon Statistique Canada, le marché du travail canadien a encore ralenti en septembre et le taux de chômage a légèrement augmenté, de 6,4 % à 6,5 %. Alors que les économistes s’attendaient à un rebond modeste de l’emploi, il s’est plutôt perdu 68 300 emplois au pays le mois dernier.
Les deux tiers de ces pertes d’emplois, soit près de 50 000, sont au Québec. Le taux de chômage atteint maintenant 6 % dans la province, qui a longtemps affiché le taux le plus bas au Canada.
Le taux de chômage au Québec est en hausse de près d’un point de pourcentage depuis le début de l’année alors qu’il est resté stable dans l’ensemble du pays. C’est au Québec que les droits de douane américains font le plus mal à l’économie. Le taux effectif qui s’applique sur ses exportations est de 11,5 % comparativement à 6 % pour la moyenne canadienne, selon la Banque Nationale.
L’affaiblissement du marché de l’emploi au Québec se constate surtout à Montréal, soulignent les économistes de la Banque Nationale. « Sur trois mois, l’emploi a reculé de 3,8 %, une baisse d’une ampleur sans précédent dans l’histoire, sauf pendant la pandémie », précisent Matthieu Arseneau et Alexandra Ducharme dans leur commentaire.
Le taux de chômage dans la région métropolitaine de Montréal est passé de 6,5 % à 7,4 %. Ça se compare à 7,2 % à Toronto et 7,1 % à Vancouver.
Des données volatiles.
Les chiffres mensuels du marché de l’emploi sont volatils et doivent être interprétés avec prudence, prévient l’économiste de Desjardins Sonny Scarfone.
« La taille du recul observé en septembre [au Québec] est préoccupante, mais elle est amplifiée par des mouvements inhabituels dans les secteurs de l’enseignement », explique-t-il.
La baisse importante du nombre d’étudiants étrangers au Canada et au Québec explique en partie les pertes d’emplois dans ce secteur. Depuis un an, l’emploi dans les services d’enseignement est en baisse de 4,2 % au Canada et de 7 % au Québec, selon Statistique Canada.
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