L’enquête réalisée avec le réseau canadien d’innovation en défense pour les PME « The Icebreaker » décrit trois catégories d’entreprises qui gravitent autour du secteur : celles qui sont très actives dans l’industrie et qui fonctionnent « déjà à pleine capacité », d’autres qui en sont à leurs premiers pas dans l’aventure et un autre groupe en train de peaufiner son offensive. Elles ont chacune leurs défis, mais ont un point en commun : les difficultés pour accéder à du financement. « On a pu jauger qu’il y a vraiment un engouement et un intérêt vis-à-vis de la défense, observe Pierre Cléroux, vice-président, recherche et économiste en chef de la BDC. Les entreprises sont à la recherche d’occasions parce que l’économie a ralenti. » C’est un thème que La Presse avait documenté en marge du salon CANSEC – la grand-messe du secteur de la défense au pays – qui se tenait les 27 et 28 mai dernier, à Ottawa.
47 %
C’est la proportion parmi les répondants des PME de l’industrie qui prévoient solliciter du financement au cours de la prochaine année. La proportion passe à 60 % chez les entreprises plus exposées à la défense. Visiblement, l’argent est l’un des nerfs de la guerre ici. Le hic : malgré la médiatisation des milliards qui seront déployés par le gouvernement fédéral, les institutions financières semblent toujours hésiter à délier les cordons de la bourse. « Cela m’a surpris un peu parce que ce sont quand même des entreprises établies depuis longtemps, affirme M. Cléroux. Les entreprises ont de longs cycles de productions (des contrats qui mettent du temps à se matérialiser). Les prêteurs aiment moins cela. » D’ici à ce que cela change, les PME peuvent se tourner vers la BDC, une société fédérale qui dispose de 6 milliards pour épauler les entrepreneurs à la recherche de financement.
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