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La pénurie de main-d’œuvre n’a pas dit son dernier mot

Employeurs, préparez-vous: la pénurie de main-d’œuvre n’a pas dit son dernier mot, et ça promet de perturber les relations de travail en 2026. C’est ce qui ressort du bilan 2025 de l’emploi publié jeudi par l’Institut du Québec (IDQ).

Employeurs, préparez-vous: la pénurie de main-d’œuvre n’a pas dit son dernier mot, et ça promet de perturber les relations de travail en 2026.

C’est ce qui ressort du bilan 2025 de l’emploi publié jeudi par l’Institut du Québec (IDQ).

«On est à un point de bascule», résume la présidente et directrice générale, Emna Braham, en entrevue avec Les Affaires.

Dans cette 10e édition, les chercheurs se sont intéressés aux conséquences que les tarifs douaniers, la démocratisation de l’intelligence artificielle (IA) et les changements démographiques ont eues sur le marché de l’emploi au cours de la dernière année. Ils se sont appuyés sur les données de l’enquête sur la population active et l’enquête sur les postes vacants et les salaires de Statistiques Canada.

La récession causée par les tarifs douaniers n’est pas advenue. L’hécatombe généralisée que devaient engendrer les menaces américaines a été plus ténue que prévu. L’IA n’a pas — pour le moment — mis sur le banc de touche les travailleurs.

Toutefois, si le taux de chômage s’est stabilisé, c’est parce que moins de nouveaux emplois ont été créés que les années passées. L’économie québécoise a enregistré un peu plus de 41 000 nouveaux postes. En 2022, 2023 et 2024, ce chiffre a atteint respectivement 99 000, 94 000 et 78 000.

C’est le secteur public qui a mené la parade, créant 34 100 emplois nets. Le secteur privé en a plutôt perdu 4 600.

«Cela fait déjà quelques années que l’emploi stagne dans le secteur privé et augmente dans le secteur public. Depuis 2019, la part du secteur public dans l’emploi total ne cesse d’augmenter», note-t-on dans le rapport de 28 pages.

Le nombre de travailleurs autonomes a pour sa part haussé de 2,2% par rapport à l’année précédente. Il s’agirait d’une tendance que l’on observe souvent lorsque le nombre d’emplois disponibles diminue, précise Emna Braham.

Pour lire la suite : https://www.lesaffaires.com/mon-entreprise/management-et-rh/la-penurie-de-main-doeuvre-na-pas-dit-son-dernier-mot/

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