Seulement 34 % des PME québécoises connaissent les programmes de formation existants et une proportion presque aussi importante, soit 27 %, n’a aucune idée de leur existence.
Un rapport réalisé par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) publié ce mardi arrive à la conclusion que les programmes qui se multiplient pour aider les PME aux prises avec des problèmes de main-d’œuvre ratent complètement la cible.
« Les programmes se multiplient, justement. C’est un peu ça, le problème, pour les propriétaires de PME », résume Illona Sevré, analyste des politiques à la FCEI et auteure du rapport.
Trop nombreux et trop compliqués, ces programmes ne se rendent pas jusqu’aux dirigeants de PME, explique-t-elle.
Pourtant, les PME croient à la formation, selon François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI. Seulement 9 % des entreprises disent ne pas offrir du tout de formation à leurs employés.
Pour 93 % d’entre elles, la formation est un moyen d’accroître leur productivité, domaine dans lequel le Québec accuse un retard important.
Une forte proportion, soit 77 %, estime aussi que ça peut les aider à retenir leurs employés, ce qui peut être un atout dans le contexte actuel de rareté de la main-d’œuvre.
Le recours à la main-d’œuvre étrangère est aussi une solution compliquée pour les PME, convient François Vincent. Mais « aucun entrepreneur ne ferait toutes ces démarches-là s’il était capable d’embaucher tout de suite une personne qui est sur place », affirme-t-il.
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