Le conflit au Moyen-Orient, avec son impact sur le prix du pétrole, accélère le virage vers l'électrification des transports. En plus des véhicules légers, c'est maintenant la machinerie lourde dont on entreprend la conversion.
Un atelier de Trois-Rivières s'emploie depuis peu à transformer la propulsion diésel de lourds engins de chantier à la propulsion électrique. Sur un chariot élévateur usagé de 28 tonnes, les travailleurs ont remplacé le moteur diésel par un moteur de voiture Tesla. Plus petit, mais plus puissant. Il sera équipé de quatre batteries.
Le coût énergétique de l'engin tombera de 70 000 $ par année en diésel à 7 000 $ en recharge électrique pour faire le même travail.
Depuis au moins deux semaines, on a une augmentation des demandes pour faire les conversions de véhicules, des véhicules industriels, des véhicules routiers, indique le président de Ingenext, Guillaume André.
Le Groupe Bellemare utilise déjà quatre chargeuses 100 % électriques dans sa flotte d'engins de chantier et bientôt une cinquième sous forme d'excavatrice.
L'économie en énergie est de 56 %, sans parler du bénéfice des crédits carbone. La performance du véhicule est la même que pour un diésel.
La machinerie est fabriquée en Chine. Elle a pu être acquise sans droits de douane.
C’est un de mes collègues qui a vu une publication sur Facebook qui a mentionné que les loaders électriques étaient disponibles et qu’on pouvait en commander. Le lendemain, on a fait des appels et on a vérifié avec eux pour voir quand ils seraient disponibles et si on pouvait en avoir rapidement, raconte le spécialiste du matériel roulant et des équipements de Groupe Bellemare, Sacha Bellemare.
Pour lire la suite : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2244794/conversion-machinerie-lourde-electrique-mauricie
